Dans le désert, je cherche ta Face. Dans le désert, ton pain me nourrit. Je ne crains pas d'avancer sur ta trace. C'est pour ma soif que ton eau vive jaillit !
Dans le désert, j'entends ta Parole, Dans le désert, loin de la rumeur, Le souvenir de ta Loi me console. Ô Dieu caché, tu veux parler à mon cœur !
Dans le désert, j'aspire ton souffle, Dans le désert, habite l'Esprit. Il est la force, au matin, qui me pousse. Il est le feu qui me précède la nuit !
...En humilité comme en tout, la démesure engendre l'orgueil, et cet orgueil-là est mille fois plus subtil et plus dangereux que celui du monde, qui n'est le plus souvent qu'une vaine gloriole...
La véritable humilité est d'abord une décence, un équilibre.
Dans son voyage ici-bas, notre vie ne peut pas échapper à l'épreuve de la tentation, car notre progrès se réalise par notre épreuve ; personne ne se connaît soi-même sans avoir été éprouvé, ne peut être couronné sans avoir vaincu, ne peut vaincre sans avoir combattu, et ne peut combattre s'il n'a pas rencontré l'ennemi et les tentations. Saint Augustin, Homélie sur le psaume 60 Image: Ivan Kramskoy. Le Christ au Désert. 1872. Huile sur toile. GalerieTretyakov, Moscou, Russie.
Lorsque vous sortez et que vous vous mêlez à la foule, il vous faut avoir de l'amour pour tous; mêlez-vous librement à tous ces hommes et ne faites plus qu'un avec eux. Il ne faut pas hausser les épaules, les détester et dire: « Ils croient en un Dieu Personnel et non en le Dieu Impersonnel », ou bien: « Ils croient en l'Impersonnel et non au Personnel », ou bien: « Ce sont des chrétiens, des hindous ou des musulmans ». L'homme ne comprend de Dieu que ce que Dieu Lui-même lui fait comprendre.
En outre, sachant que tous les hommes n'ont pas les même tendances, vous devez vous mêler à eux autant que vous le pouvez. Et vous devez les aimer tous. Puis, retournant chez vous (dans votre cœur), vous jouirez de la paix et de la béatitude. Car c'est là que vous retrouverez votre vrai Moi.
L'enseignement de Ramakrishna, éditions Albin Michel
"Vraiment, mes frères, quand le trouble intérieur ou les ennuis nous abattent, nous trouvons dans les Saintes Écritures la consolation qu'il nous faut. «En effet, tout ce qui a été écrit, le fut pour notre instruction, afin que la consolation des Écritures nous procure l'espérance» (Rm 15,4).
Je vous assure, aucune contrariété ne peut survenir, aucune tristesse, aucune amertume qui, dès que s'ouvre à nous le texte sacré, ne s'évanouisse bientôt, ou ne soit rendue tolérable. C'est le champ où Isaac quand le jour décline va pour méditer, et Rébecca venue à sa rencontre apaise par sa douceur la douleur qui l'avait saisi (Gn 24,64).
Que de fois le jour décline et vient la nuit, que de fois tout tourne à dégoût et tout ce que je vois m'est un fardeau. Si quelqu'un parle, je l'entends à peine. Mon cœur se durcit comme une pierre. Que faire en ces moments? Je sors pour méditer dans le champ, j'ouvre le livre sacré, je lis et je grave dans cette cire mes pensées; et soudain Rébecca, c'est-à-dire ta grâce, Seigneur, vient vers moi, sa lumière dissipe mes ténèbres, chasse l'ennui, brise ma dureté. Qu'ils sont à plaindre ceux qui, troublés par la tristesse, n'entrent pas dans ce champ pour y trouver la joie."